Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 19:47
Il y a quelques jours, Eric Zemmour aurait "dérapé" sur le plateau de l'émission "Salut les Terriens", émission présentée par Thierry Ardisson. En parlant du délit de faciès dans les contrôles de police, il a déclaré «les Français issus de l’immigration étaient plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait ». Levée de boucliers des associations anti-racisme, plaintes de la LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme) et de SOS racisme.

Eric Zemmour serait également en passe d'être licencié du Figaro pour ces propos.

Il a donc envoyé une lettre ouverte à la LICRA, pour répondre aux accusations. Demain midi, il devrait participer à un débat sur BFM TV à 12H30, avec Alain Jakubowicz.

Voilà la lettre.


Monsieur le Président,
 
Je fais suite à notre rencontre à l’instigation de mon avocat, Olivier PARDO. Cette rencontre nous a permis de nous rendre compte qu’il y avait bien eu un malentendu et une confusion non seulement dans la reprise de mes propos par les médias, mais également dans l’analyse qui a pu ensuite en être faite et qui a conduit à ce déchainement médiatique à mon encontre.
 
En effet, je n’ai jamais dit contrairement à ce qui a pu être colporté dans les médias que  «tous les délinquants sont Arabes et noirs», mais que «la plupart des délinquants sont Arabes et noirs.»
 
Ma volonté n’a jamais été de stigmatiser «  les noirs ou les arabes » comme des délinquants, mais si cette phrase, sortie de tout contexte, a pu heurter, je le regrette.
 
La mise en scène tout de gouaille cynique d’un Ardisson sur Canal +, qui prévient d’avance par un panneau comme dans les dessins animés de Tex Avery : «Attention, Zemmour dérape», et qui mime un effarement scandalisé d’autant plus surjoué qu’il est enregistré et inséré a posteriori, tandis que pendant l’émission, il avait pris un air patelin, pour me glisser à l’oreille : «tu as un rôle très important dans la société de dire les vérités qui dérangent...Ne t’inquiète pas, je te protégerai au montage...» Car si mes propos étaient si infâmes à ses yeux, que ne les a-t-il coupés au montage ?
 
D’autres sont allés plus loin. J’aurais déclaré : «tous les Arabes et noirs sont délinquants.» C’est ainsi que l’a pris - ou a voulu le comprendre- un membre éminent du CSA, Rachid Arhab, qui a rétorqué à la cantonade : «on peut être Arabe et membre du CSA». Mais était-ce le sujet ? Des journalistes m’ont même demandé si j’avais voulu dire qu’ils «étaient délinquants parce qu’arabes et noirs». Et ils se sont étonnés que je refuse de leur répondre.

Je n’ai bien entendu pas voulu dire tout cela. Je connais trop la souffrance réelle de mes compatriotes «Arabes et noirs», honnêtes travailleurs, parents intègres, qui se sentent «salis» par les exactions des bandes de jeunes gens qui ont la même origine qu’eux. Je le sais d’autant mieux qu’avec mon patronyme, je me souviens du temps pas si lointain - les années 70- où une bande de truands célèbres - les frères Zemour - défrayaient la chronique criminelle, la honte dans les yeux de mon grand-père; et accessoirement, l’attente interminable dans les aéroports pour la vérification vétilleuse - et sans ordinateur- de mon identité. Mon grand-père souffrait en silence pour «son nom traîné dans la boue», mais il n’a jamais prétendu que nos homonymes n’étaient pas des brigands de grand chemin !
 
On a volontairement oublié que ma désormais fameuse phrase n’était qu’une réponse aux arguments développés par les autres intervenants selon laquelle «la police n’arrête que les Arabes et noirs». Cette double «stigmatisation» - et de la police républicaine - et des «Arabes et noirs» ne choque personne. Les «Arabes et noirs» peuvent être distingués du reste «de la communauté nationale» s’ils sont héros ( le livre de Thuram exaltant les héros noirs) ou victimes. Dans tous les autres cas, il est infâme de les distinguer. Cette injonction universaliste conviendrait assez bien à mon tempérament assimilationniste. J’ai tendance à ne voir dans tous les Français que des enfants de la patrie, sans distinction de race ni de religion, comme dit le préambule de notre Constitution.
 
Mais voilà que l’on me reproche aussi cette position, que l’on juge désuète, très IIIème République, exhalant un fumet néo-colonialiste. Au nom du droit à la différence, de la modernité, on doit pouvoir exalter ses racines et l’enrichissement d’une société multiculturelle. Mais quand vous avez l’outrecuidance de montrer l’envers de ce décor riant, on redevient furieusement universaliste !
 
J’ai eu le malheur d’ajouter : c’est un fait ! J’aurais sans doute dû ajouter «malheureusement». Je ne me réjouis ni pour eux ni pour la société française; mais l’autruche n’est pas mon modèle. On me rétorque un peu facilement qu’il n’y a pas de statistiques ethniques pour prouver mes dires. Pourtant, devant une commission parlementaire du Sénat, Christian Delorme, surnommé «le curé des Minguettes», ne déclarait il pas : « en France, nous ne parvenons pas à dire certaines choses parfois pour des raisons louables. Il en est ainsi de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration qui a longtemps été niée, sous prétexte de ne pas stigmatiser. On a attendu que la réalité des quartiers, des commissariats, des tribunaux, des prisons, impose l’évidence de cette surreprésentation pour la reconnaître publiquement. Et encore, les politiques ne savent pas encore en parler.»
 
Il y a quelques années, une enquête commandée par le ministère de la justice, pour évaluer le nombre d’imans nécessaires, évaluait le pourcentage de «musulmans dans les prisons» entre 70 et 80%. En 2004, l’islamologue Farhad Khosrokhavar, dans un livre «L’islam dans les prisons ( Balland) confirmait ce chiffre. En 2007, dans un article du Point, qui avait eu accès aux synthèses de la Direction Centrale de la Sécurité Publique ( DCSP) et de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) on évaluait entre 60 et 70% des suspects répertoriés issus de l’immigration. Il y a près de dix ans, la commissaire Lucienne Bui Trong, chargée des violences urbaines à la direction centrale des RG relevait que 85% de leurs auteurs sont d’origine maghrébine. Dans un article du Monde, du 16 mars 2010, les rapports des RG sur les bandes violentes, établissaient que 87% étaient de nationalité française; 67% d’origine maghrébine et 17% d’origine africaine. La «plupart» est donc, au regard de ces chiffres, le mot qui convient.
 
Mes contempteurs pourraient d’ailleurs me rétorquer que ces chiffres prouvent bien que les personnes issues de l’immigration sont défavorisées, puisque depuis Victor Hugo, on sait bien que c’est la misère qui crée la délinquance. On pourrait aussi rappeler que dans tous les pays d’immigration, les derniers arrivés donnent souvent les gros effectifs à la délinquance - Irlandais dans l’Amérique du XIXème siècle, Marocains dans l’Israël des années 50, Russes aujourd’hui. Ces arguments ne sont d’ailleurs pas sans fondement, mais on ne me les présente nullement. On exige seulement que je me taise.
 
On me reproche aussi de contester le principe de «discrimination». Mais je continue de penser que le concept même de «discrimination» est dangereux, qu’il pousse à la délation et l’irresponsabilité. Depuis quand n’a-t-on plus le droit en France de contester le bien fondé d’une loi ? Cette question des discriminations est potentiellement explosive dans un pays égalitaire comme la France. Quand certains grands patrons déclarent qu’ils n’embaucheront plus désormais que «des gens issus de l’immigration, et en tout cas pas des mâles blancs», c’est aussi une discrimination, mais personne ne s’en soucie. C’est pour éviter ces querelles sans fin que j’explique que « la discrimination, c’est la vie », c’est à dire la liberté de choix. Il faut traiter les problèmes réels autrement. En tout cas, on peut en débattre dans un pays libre.
 
Il existe aujourd’hui une ambiance délétère dans le débat démocratique français. Le pays de Voltaire :« je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puisiez le dire » devient le pays de Torquemada qui tue l’hérétique pour sauver son âme. Pourquoi les journalistes qui prétendent faire un portrait de moi, s’empressent ils de demander à mes employeurs s’ils me garderont leur confiance ? Il y a aujourd’hui en France une ambiance maccarthyste qui réclame «l’interdiction professionnelle» comme exutoire des dérapages. C’est ma mort sociale qui est réclamée.
 
Notre rencontre a eu le mérite d’ouvrir un dialogue qui je l’espère pourra se prolonger, hors de l’enceinte d’un tribunal.
 
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments distingués.
 
 
 
Eric ZEMMOUR

Par melianos - Publié dans : france - Communauté : Le monde bouge !
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 13:57
A la suite du grand débat sur l'identité nationale, qui n'a pas franchement défini l'identité nationale, mais a plutôt offert aux extrémistes de tout poils une tribune pour s'exprimer, et a très largement dévié sur l'islamophobie et le communautarisme, on parle logiquement de laïcité. En particulier du cas Ilham Moussaïd, candidate voilée sur une liste NPA, dans le Vaucluse.

Donc une question s'est posée il y a peu : Peut-on siéger voilée et être laïque ?

La question est intéressante, mais avant de s'y jeter, je dirais qu'on devrait commencer par définir la laïcité.

D'aprèsle dictionnaire de l'Académie Française,
LAÏCITÉ n. f. XIXe siècle. Dérivé de laïc.
Caractère de neutralité religieuse, d'indépendance à l'égard de toutes Églises et confessions.

Dans le cas des lois et de la république française, la laïcité veut la séparation des religions et de l'état (loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation de l'église et de l'état). C'est à dire que l'état ne reconnaît aucune religion, ni ne les subventionne.
La liberté de culte devient donc de fait "religion d'état", chacun est libre de suivre la religion de son choix, de l'exprimer, ou au contraire, de n'en n'avoir aucune, et de l'exprimer.

Pour la protection des mineurs, considérés comme influençables, tout prosélytisme et tout signe religieux est interdit à l'école. On oublie souvent de préciser que cette interdiction ne s'applique pas qu'aux élèves, l'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat. L'enseignement se doit également de respecter toutes les croyances. L'enseignement religieux est facultatif dans les écoles privées.

Les élus ont par contre toute liberté quand à arborer (ou non) des signes ostensibles les reliant à une religion. Il est donc tout à fait autorisé de siéger en burqa, par exemple, ou de porter la kippa dans l'assemblée nationale, ou d'apporter un exemplaire de "l'Origine des espèces" de Charles Darwin (le livre saint des athées ? :D).

La question donc de laïcité ostensible ou pas n'est à mon avis pas le point important du débat, il faudrait plutôt se demander si un élu qui affirme sa religion ostensiblement peut réellement être objectif quand aux questions de religions qui pourraient se poser lors de son mandat. On peut également se poser la question quand aux élus qui ne marquent pas leur appartenance religieuse tout en étant croyants, ou même en se demandant si des élus non-croyants peuvent effectuer leur mandat en étant objectifs face aux mêmes questions de religion.

Les fonctionnaires sont déjà interdit de signes religieux ostentatoires, ce qui se justifie simplement, car ils représentent la République, et la république ne reconnaît aucune religion. Rien en revanche n'interdit aux gens d'entrer dans les lieux publics avec une croix ou un foulard, par contre un voile intégral pourrait poser des problèmes de sécurité.

Comme quoi, en 1905, ils avaient déjà prévus tous les cas de figure, pour séparer l'église et l'état. Il est bien dommage que les plus hauts représentants de l'état ne fassent pas preuve de la même retenue, le président Nicolas Sarkozy ayant dit qu'il fallait écouter ce que l'église avait à dire sur les enjeux de l'économie.
Par melianos - Publié dans : france - Communauté : Mouvement Democrate
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 11:12
Et oui, les élections c'est poru bientôt, les partis affûtent leurs armes, vous promettent monts et merveilles, la fin du chômage, le pays des bisounours, etc....

Quand on regarde un programme, ils sont tous parfaits (enfin presque, celui du FN est loin d'être parfait quand on fait pas "couleur locale").

Et si on discutait gros sous ?
Je vais parler de l'île de france, vu que c'est là que je suis en ce moment (promis, je reviens à Toulouse bientôt).
Le budget 2010 a été voté fin décembre 2009, il est sur le site du conseil régional. Mais je vais plutôt parler du budget 2009, qui est globalement le même, mais juste avec un peu moins de sous.

Pourquoi le budget 2009 au lieu de 2010 ? Parce que j'ai un superbe camembert sur le site de la région, et que ça sera plus facile d'en parler (si quelqu'un me fournit le camembert 2010, je refais un article, promis)

http://www.iledefrance.fr/typo3temp/pics/b7c444926f.jpg

Commençons pas le plus gros. Un quart du budget part dans l'enseignement secondaire, 17% dans la formation professionnelle et l'apprentissage, un petit peu dans la recherche et l'enseignement supérieur, un autre quart dans les transports, etc... Je vous laisse étudier en paix le reste, mais en gros on peut dire que la moitié du budget part pour l'éducation.

Quand on voit comment le reste est alloué, on se dit qu'on va pas pouvoir toucher à grand chose, en fait. Donc sur les 4,5 milliards d'euros de budget qui sont votés tous les ans, combien on peut dépenser pour des nouveaux projets ?
Je dirais dix pourcents. Donc le programme qu'on veut vous vendre, qui va changer la région, on a 450millions pour le faire, vu que le reste, ça part dans le maintien de ce qu'on a déjà.

Il doit coûter combien déjà le super projet de metro de l'UMP, voulu par le président, qui doit être financé par la région ?
J'ai entendu parler de 4 milliards d'euros. En investissant les 450 millions d'euros disponibles par an pour les nouveaux projets, c'est 9 ans de budget. J'ai trouvé facilement le site de la majorité présidentielle (pas de site dédié aux régionales ?) pour l'île de france, par contre je vous laisse découvrir son agenda pour la région :)

Passons au PS. Sur le site du PS, un lien en première page, un site dédié aux régionales, on tombe très rapidement sur un programme global pour la france, valide dans toutes les régions. Au moins, on sait où on va, et où ils veulent aller. La partie île-de-france est pas mal, part du concept "un jour, une proposition", un défaut, je ne trouve pas de résumé. En étudiant un peu les propositions de chaque jour, j'ai l'impression qu'il est surtout question d'investir plus d'argent.

Passons à Europe-Ecologie. Le site utilise toujours les mêmes couleurs moches que pour les européennes, mais il est toujours aussi simple d'accès, et clair. Le programme est facile à trouver, et les points principaux sont résumés, un peu trop même, mais il suffit de cliquer sur le point qui vous intéresse pour avoir plus de détails. Une plaquette de 68 pages est téléchargeable également, et donne toutes les infos possibles sur le programme. Bref, simple, un peu chargé, mais efficace (et moche). Pour le financement du programme, bah on ne sait toujours pas, mais pareil que pour le PS, il est question de gratuité, de baisser des prix (qui paiera ?).

On finit avec le MoDem. Comme pour les précédentes élections, le site est ergonomique, on trouve facilement ce qu'on veut. Le programme est bien résumé, il manquerait ce qu'on trouve sur le site d'EE, quelque chose de plus détaillé.
Le programme est par contre relativement solide, il est question d'investissements énergétiques, qui coûtent cher mais à long terme offrent des économies non-négligeables, propose quelques solutions concrètes pour l'emploi (défiscalisation sur les premières années, création de lignes de bus) peu chère. Le problème ? Le programme est concret, avec un budget crédible, mais il faut (comme toujours avec le Modem), prendre une heure ou deux à étudier chaque proposition avant de se rendre compte que ça marche. Au final, c'est le seul qui me semble crédible, avec les moyens de la région, à condition que les aides pour relancer l'économie fonctionnent.

Oui, je vote MoDem, même si je trouve que c'est le parti des mous.
Par melianos - Publié dans : elections
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 20:52
Le 14 Février, pour marquer le coup lors de la St Valentin, des Kiss-in contre l'homophobie étaient organisés dans toute la France.

Le Kiss-in est une manifestation dont le but est de montrer les homosexuels, dans un contexte normal (contrairement à la Gay Pride), et à aider les homosexuels à rompre avec l'habitude de clandestinité. Il s'agit également de montrer qu'un couple homosexuel, ça n'est finalement pas bien différent d'un couple hétérosexuel.
Un Kiss-in, c'est 5 minutes où des couples s'embrassent, gays, lesbiennes, et hétéro également (même si on est peu nombreux comparés aux homosexuels).

A Paris, il était prévu sur la parvis de Notre-Dame de Paris, histoire d'interpeller l'église catholique, religion principale en France (et accessoirement actifs lors du PACS, contre le projet de loi).
Certains sites d'extremistes religieux, anti-homosexuels (entre autres) ont appelé à une mobilisation "contre les sodomites", la police a indiqué à l'organisateur du Kiss-in, Arthur Vauthier, ils ne pouvaient pas assurer la protection lors de la manifestation, et recommendaient son annulation.
La manifestation a donc été, non pas annulée, mais déplacée devant la fontaine St-Michel, à quelques centaines de mètres de là.
Tout c'est très bien passé, mais une cinquantaines de militants (un peu provocateurs) ont décidés d'aller quand même devant Notre-Dame de Paris.
Où ils ont été acceuillis par environ 200 intégristes. La police, présente, à très rapidement intervenu, séparant les deux groupes, arrêtant 4 de ces "motivés".

 


Pour la petite histoire, malgrès les cris de "Habemus Papam" (nous avons un Pape) de ces guignols, ben ils n'en n'ont pas. Ils font partie des suivants du soi-disant évêque Williamson, qui avait été excommunié pour avoir nié la Shoah. L'excommunication a depuis été annulée, mais ils n'ont pas été réintégrés dans l'église catholique.

Quand à la police, qui avait pourtant dit qu'ils n'assureraient pas la protection lors de la manifestation, ils étaient bien là, et ont effectivement assuré la protection des militants homosexuels (c'est rare ces derniers temps qu'on parle en bien de la police, alors n'hésitons pas).

Par melianos - Publié dans : france - Communauté : Le monde bouge !
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 10:34
Sous ce titre très réducteur (et très lol) se cache mine de rien une interview bien plus intéressante et plus complète.


Journée spéciale Elisabeth Badinder - France Inter

 

Remettons l'interview dans son contexte. Elisabeth Badinter, philosophe, historienne et féministe (elle est mariée à Robert Badinter, au passage). Elle sort un livre "Le conflit : la femme et la mère" (que je n'ai pas lu), mais qui traite des questions de féminité, maternité, et travail. Au passage elle critique très largement certains courants écologistes qui poussent à ce que la femme allaite, fasse de la nourriture bio pour le bébé, et utilise des couches lavables, ce qui selon elle est un retour de la femme à la maison, pour s'occuper des gosses.

 

Sur le point du lobbying, elle a effectivement raison, en cherchant "couches jetables 1956" (date officielle de l'invention) sur google, on tombe quasi-uniquement sur des liens qui présentent la couche lavable comme la meilleure des couches, la couche jetable étant nocive pour les bébés, pas économique, pas écologique, bref, l'incarnation du Malin.

Je me moque un peu sans savoir si c'est vrai ou faux, mais c'est parce que plusieurs des liens renvoient sur le même article (à quelques mots près), donc cette campagne contre la couche culotte jetable sent un peu le souffre à mon avis (promis, j'arrête là).


Mine de rien, ce n'est pas le seul "coup d'éclat" du livre, car elle nie également l'existence d'un "instinct de maternité" féminin, qui ne serait pour elle qu'une construction sociale, en répondant à un livre de Sarah Blaffer Hrdy, anthropologue et primatologue américaine.

 

Bref, j'ai de la lecture devant moi, avant de prendre parti pour un camp ou pour l'autre :)

Par melianos - Publié dans : france - Communauté : l'actualité en général
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